L’épilation laser ne souffre aucune imprécision et nécessite pour obtenir de bons résultats des machines de très haut de gamme et des opérateurs expérimentés.
Confortée maintenant par plus de 25 ans d’évolution, la technologie de l’épilation laser est désormais complètement mature et amenée à entrer dans les mœurs en supplantant peu à peu les anciennes techniques comme l’électro-coagulation. Pourtant, on rencontre encore de nombreux sceptiques, mais pire encore, des patients déçus qui se sont essayés à l’épilation définitive sans bons résultats. Trois facteurs sont responsables de cette situation déplorable :

  • Le manque d’information du public
  • Le marketing effréné des fabricants de divers appareillages à visée épilatoire
  • La réglementation qui reste encore très floue et parfois inadaptée.

On a vu ainsi proliférer nombre d’ « instituts » et autres officines non médicales où faute de matériel adapté et de compétences adéquates, l’épilation se réduisait souvent à celle du portefeuille plutôt que de l’épiderme. Bien des personnes qui avaient fait appel à ce type de « services » ont constaté un résultat souvent nul et dans tous les cas une repousse invétérée.

L’épilation laser se caractérise par une interdépendance étroite entre les matériels et l’opérateur. Du bout de la fibre optique conduisant la lumière laser, jusqu’au poil, se forme ainsi une véritable chaîne dans laquelle tous les maillons doivent être de la meilleure qualité possible.

Comment ça marche ?
L’épilation laser, appelé photothermolyse sélective. la chaleur générée par le faisceau laser infrarouge au niveau du bulbe viendra léser à son tour les cellules reproductrices du poil ce qui finira par entraîner une épilation permanente. En somme, de façon très astucieuse, on cautérise le poil … par lui-même, grâce au fait que la lumière du laser se convertit instantanément en chaleur si elle est absorbée par les pigments mélaniques (c’est par ce même principe que notre peau s’échauffe si elle est exposée à la lumière du soleil). Ainsi, le laser ne chauffera sélectivement que les seules structures contenant de la mélanine, c’est-à-dire les poils mais aussi éventuellement la peau si l’on est trop bronzé d’où le risque éventuel de brûlures. On appelle phototype le type de peau, plus le phototype est élevé plus la peau est mate. Les peaux mates sont de phototype III, les noires de type IV.

Quels sont les risques ?
Contrairement aux rayons bleus ou ultra violets du soleil capables de générer des lésions cancéreuses, le rayon infrarouge du laser d’épilation ne peut entraîner rien d’autre que d’éventuelles lésions de chauffage et qui sont dans tous les cas parfaitement réversibles.
L’unique “risque” découle donc du principe même du laser : c’est-à-dire provoquer des brûlures si la peau a vu le soleil en excès. Même s’il faut appeler cela une brûlure, il n’en demeure pas moins que les lésions toujours parfaitement bénignes et très superficielles, car elles ne concernent qu’une couche extrêmement fine de quelques cellules d’épaisseur. Il apparaît une tache brunâtre sur la peau, qu’on appelle un spot de brûlure, puis dans les quelques jours suivants se détache une très fine pellicule (croûtelle) qui laisse place à une zone plus claire puisqu’on aura littéralement décapé le bronzage. Dans tous les cas, la peau rebronze ensuite sans problème et la coloration revient toujours à la normale en quelques semaines. On s’est même rendu compte que la chaleur générée dans le derme par le laser présente l’intéressante propriété de stimuler les fibroblastes qui se mettent à fabriquer de nouveau du collagène, ce qui retend le tissu cutané et améliore notablement le grain de peau !

Un progrès par rapport à l’épilation électrique
Le laser permet de traiter avec une grande rapidité même de vastes zones cutanées puisque l’on n’a plus besoin de traquer les poils un par un mais simplement couvrir une surface de façon homogène avec le spot laser qui mesure entre 10 et 15 mm de diamètre. Les aisselles seront traitées en quelques minutes, les demi jambes en 30 à 45 minutes.
La douleur du laser est bien moindre que celle entraînée par l’électrocution des poils –qui peut quant à elle atteindre des niveaux parfaitement intolérables. La sensation du laser est comparable à celle d’une piqûre assez légère, comme des aiguilles d’acupuncture, d’autant qu’on a l’habitude de l’amortir considérablement à l’aide de pommades anesthésiantes de type EMLA.
Les lésions secondaires éventuelles du laser sont toujours réversibles, tandis que les brûlures ou les variations de pigmentation qui surviennent dans l’épilation électrique demeurent très longtemps et parfois définitivement.
En somme, les techniques restent complémentaires mais aujourd’hui les indications de l’épilation électrique se réduisent au traitement des poils blancs ou très clairs qui ne comportent pas de mélanine et que par conséquent le laser ne pourrait échauffer.

Les quatre règles d’or
Le poil est un vestige dans l’évolution des mammifères et comme toute structure primitive, elle est aussi très résistante et ne demande jamais à partir par elle-même. Les contraintes physiologiques que nous impose le poil (c’est-à-dire ses propriétés propres d’absorber l’énergie du faisceau laser et l’énergie requise pour atteindre une chaleur pouvant détruire les cellules germinales) nous dictent à leur tour les contraintes techniques de l’appareillage à employer.

A cause de ces raisons, seul un laser médical de classe IV sera susceptible de traiter la pilosité avec succès.

  1. Laser de Classe IV et traitement médical par un lasériste expérimenté, car rien ne peut ici remplacer les « heures de vol » du technicien qui doit tenir compte notamment du phototype, de la pigmentation et du diamètre du poil, des propriétés intrinsèques de la zone à traiter, du rythme de la repousse, du temps de pulse du laser, de l’énergie à délivrer (fluence), de la cadence de tir, et du refroidissement !
    L’épilation laser est donc une science mais aussi un art, et même les meilleurs praticiens pourront essuyer des échecs qui stimuleront leur inventivité pour trouver un protocole mieux adapté à ces cas difficiles. Mais quel type de laser choisir ?
  2. Utiliser un laser adapté à la pilosité à traiter. Les lasers rubis ayant désormais leur place plutôt dans un musée que chez un praticien, restent en lice :
    2.1. Les lasers diode : qui ont l’avantage de la portabilité et d’être peu onéreux. Cependant ils sont efficaces au début sur une pilosité de fort diamètre, puis comme leur faisceau génère moins de chaleur que le laser rubis ou alexandrite, le poil échappe rapidement au traitement.
    2.2. Les lasers Nd-Yag : qui ont été mis au point aux USA pour traiter les peaux mates ou noires. Ces lasers ne permettent pas une épilation permanente, mais représentent un bon compromis pour tous les patients dont le phototype élevé ne permettrait pas autrement d’accéder à l’épilation permanente. Mieux vaut pour eux d’avoir à effectuer un traitement d’entretien une fois ou deux par an plutôt que de ne pouvoir être traité.
    2.3. Les lampes flash : qui ont fait couler beaucoup d’encre, ne sont pas réellement des lasers, mais simplement de fortes lampes. Utiles dans le domaine de la réjuvénation, ces appareils ne produisent pas de bons résultats en épilation car leur puissance et leur pénétration cutanée sont très limitées, leur ergonomie médiocre et leur refroidissement quasi inexistant, ce qui génère un risque important de brûlures ou de dépigmentations définitives. De plus ces « lumières pulsées » devraient être maniées exclusivement par des mains médicales expertes, mais hélas un vide juridique permet à n’importe qui de les utiliser, ce qui est à notre sens un risque grave que l’on fait courir aux patients.
    2.4. Le laser alexandrite : qui demeure la « Rolls » de l’épilation. Mais c’est un appareillage encombrant, nécessitant une installation électrique dédiée, et onéreux aussi bien à l’achat qu’en termes de coût d’exploitation de sorte que peu de médecins se lancent dans l’aventure. C’est pourtant le meilleur choix que nous conseillons vivement en termes de puissance, de polyvalence et de confort pour le patient. Ces termes riment ici avec efficacité, confort et sécurité.

    Le maillon suivant de la chaîne est constitué par le système de refroidissement cutané associé à l’appareil laser. Seul un refroidissement très efficace permettra de tirer parti de la pleine puissance du laser sans risque de léser la peau.

  3. Utiliser un système de refroidissement cutané efficace. Les glaçons ou autres gels appliqués à la peau ont laissé la place à des procédés plus efficaces.
    3.1. Des aspersions de spray cryogénique. Mais cette technique comporte de nombreux inconvénients : le gaz forme un dépôt sur la peau qui absorbe une bonne partie de l’énergie du laser, les pulvérisations reviennent cher et se font à un rythme lent qui ralentit à son tour le traitement laser.
    3.2. Des systèmes de souffle d’air constant remportent les suffrages. Le Criojet, sans doute la meilleure machine du marché, déverse sur la peau un air glacé à -60° ! Ainsi on obtient une protection constante de la peau, avant, pendant et après le tir laser.

    Enfin, le dernier point, mais non le moindre, concerne les récentes technologies s’étant développées avec les lasers alexandrite dans le domaine du système de tir au point que l’on peut désormais envisager sereinement le traitement des sujets blonds.

  4. Se faire traiter autant que possible avec un laser doté des dernières innovations.
    4.1. Le choix du « temps de pulse ». Ce paramètre est l’équivalent de la boîte de vitesse pour une voiture : il permet de régler la rapidité avec laquelle l’énergie lumineuse sera délivrée. C’est un gage d’adaptabilité du laser à tous les types de patients.
    4.2. Le tir intermittent permet de délivrer l’énergie par petites impulsions et de respecter encore mieux la peau tandis que le poil accumule de la chaleur.

    Vous voilà désormais capable d’effectuer un choix éclairé parmi les différentes offres du marché. Comparez aussi les prix des séances en fonction des matériels qui vous sont proposés. Un matériel puissant garantira non seulement le résultat mais aussi le minimum de séances pour l’obtenir.